Nous sommes des hommes et des femmes de gauche, adhérents du Parti Socialiste qui avons fait le choix de soutenir le texte : Un Monde d'Avance, au congrès de Reims. Nous sommes présents dans de nombreuses sections et nous réunissons régulièrement afin de réfléchir collectivement à l'avenir du Parti Socialiste dans une période qui est à la fois inquiétante et pleine d'espoir
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Concrétisation de la politique répressive de Messieurs Hortefeux et Sarkozy en matière d'immigration, le centre de rétention de Metz vient d'ouvrir ses portes. Si l'on peut souligner l'amélioration des conditions de rétention des clandestins (précédemment détenus à la caserne désaffectée Desvallières dans des conditions honteuses), nous retenons que ce nouvel équipement augmente considérablement le nombre de places.
Ce faisant, le gouvernement se dote des moyens nécessaires pour « massifier » sa politique de criminalisation des immigrés clandestins et de reconduites aux frontières (29 796 départs contraints en 2008 selon les propres chiffres du Ministère de l’Immigration).
Les socialistes mosellans dénoncent cette logique inhumaine qui conduit les autorités à intervenir jusque dans les écoles et appellent leurs concitoyens à se mobiliser, aux côtés du Réseau Education Sans Frontière et du Collectif Mosellan Uni(e)s Contre une Immigration Jetable,
Samedi 17 janvier, dès 14h30 devant la Gare de Metz.
A travers cette mobilisation, c'est l'ensemble de la politique d'immigration du Gouvernement que nous entendons dénoncer, cette politique de répression qui fait des immigrés les boucs émissaires d'une France qui s'enfonce. Au delà de cette nécessaire mobilisation (et des autres), les socialistes mosellans entendent apporter des réponses de fond à cette immigration dont on ne dira jamais assez, comme le souligne Martine Aubry, « qu’elle n’est pas faite de stocks et de flux, mais d’hommes et de femmes qui fuient la guerre, la misère, et auxquels il a fallu un courage immense, une rage de vivre, pour partir ainsi en laissant tout derrière eux. Alors, ne croyons pas que les murs et les barbelés, aussi hauts soient-ils, pourront arrêter ce mouvement ».
Jean-Pierre LIOUVILLE, Premier secrétaire fédéral délégué de la Fédération de la Moselle du Parti Socialiste,
Pierre BONATI, Secrétaire fédéral aux Droits de l'Homme,
Raphaëlle PISTER, Déléguée fédérale aux Droits de l'Homme.
Vidéo dans le corps de l’article. Ma question s’adresse à Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Premier ministre,
Je veux vous rappeler, au cas où vous ne le sauriez pas, que le pouvoir d’achat du salaire médian dans ce pays n’a pratiquement pas augmenté depuis 2003.
Imaginez dans ce contexte, la stupeur et l’étonnement de nos concitoyens qui entendent chaque jour des annonces concernant des centaines de milliards d’euros qui concernent des acteurs de la sphère financière.
Nous sommes nombreux aussi, hélas, à savoir qu’entre ces annonces et la réalité, il y a peu de choses qui correspondent. Et les déclarations du gouvernement ne font que confirmer cette
discordance entre les annonces d’un côté et la réalité de l’autre. En réalité sur votre plan, affiché de 26 milliards d’euros, car l’essentiel est constitué par une mesure de trésorerie en
direction des entreprises, il y a moins de un milliards d’euros pour ce qui devrait être le deuxième volet de votre plan de relance à savoir la consommation, la demande et donc le pouvoir
d’achat.
Ma question est simple : après avoir fait mine de traiter le problème très important de l’investissement, comptez-vous mettre en place un deuxième plan pour traiter le pouvoir d’achat, la demande et la consommation ? Car ce n’est pas avec 760 millions pour le RSA (et qui va arriver au mois d’avril...), et avec 200 millions pour l’automobile que vous répondrez aux besoins.
Alors allez-vous traiter le problème du SMIC et d’un coup de pouce, son élargissement à l’ensemble des branches ?
Allez-vous subordonner les allègements de cotisations sociales à des hausses réelles de salaires ?
Allez-vous traiter le problème de la fiscalité indirecte ?
Bref, allez-vous vous préoccuper des millions de français qui attendent de vous cette réforme essentielle alors qu’une fois de plus aujourd’hui nous avons entendu le Président de la République promettre 175 milliards de plus pour les banques ?
Ce sont des réponses que nous attendons ; et nous aimerions savoir, Monsieur le Premier Ministre, si vous vous préoccupez de cette question ou pas !
Benoît Hamon réagissait aux vœux du Président de la République dès leur présentation. Une nouvelle année qui selon les dires du Président sera “plus dure” et qui va nous “forcer à changer” justifiant qu’il poursuivrait les réformes programmées. “La crise va obliger chacun de nous à changer sauf le président de la République. Le cap des réformes est maintenu” soulignait Benoît Hamon, le porte parole du Parti socialiste.
Il est comme toujours très à l’aise dans l’exercice qui consiste à s’adresser des auto satisfecit. Il se trouve formidable par exemple comme président de l’Union européenne, même si le sort de l’Ossétie et de la Géorgie restent en suspens. Nicolas Sarkozy oublie simplement que lorsque la crise est intervenue la France était déjà en pleine récession. Les chiffres du chômage étaient mauvais et la croissance en berne. La crise en peut donc pas servir de paravent ou d’excuse pour justifier la dégradation du pouvoir d’achat des ménages ou l’augmentation du chômage.
La politique de Nicolas Sarkozy a aggravé la crise. Ceci explique aussi sans doute pourquoi la situation des Français est plus difficile que celle de leur voisin en Angleterre ou en Allemagne.
Il a reconnu que pour 2009 ce serait plus dur. Il nous dit que la crise va nous forcer à changer pour nous justifier pourquoi lui ne changerait rien aux réformes programmées en 2008, qu’il compte poursuivre en 2009 ; réforme des lycées des collectivités territoriales et de l’hôpital public. Bref, la crise va obliger chacun de nous à changer sauf le président de la République. Le cap des réformes est donc maintenu.
Il y a des zones d’ombre dans ce discours. Il parle d’emploi et pourtant il ne remet pas en question la défiscalisation des heures supplémentaires qui aggrave le chômage. Il ne remet pas en question non plus le retour à l’équilibre des comptes dans l’hôpital public qui se traduira par 20 000 suppressions d’emplois. Il ne revient pas non plus sur le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux dans la Fonction publique ou la suppression de postes dans l’Éducation nationale. Il ne parle pas du soutien de l’économie et de l’emploi par la relance du pouvoir d’achat et de la croissance. Il ne parle pas non plus de celles et de ceux qui sont victimes de licenciements abusifs dans les entreprises qui en dépit du fait qu’elles gagnent de l’argent, continuent de licencier pour aller chercher fortune ailleurs.
Il n’y a rien de concret sur la question du pouvoir d’achat, rien de concret sur le porte-monnaie des Français et surtout aucune remise en cause des choix politiques qui ont été faits et qui continuent à faire en sorte que la situation de l’emploi soit aussi catastrophique. Les chiffres de l’emploi du mois de novembre sont les plus mauvais depuis 15 ans. Il y a là la marque à une forme d’obstination à mettre en œuvre une politique qui fait que Nicolas Sarkozy est le principal frein à ce changement dont le pays a besoin. Son bilan est catastrophique et il ne le regarde pas en face. Partout dans le monde, on fait des choix de soutien au pouvoir d’achat des ménages : Gordon Brown et la TVA, B. Obama qui propose un plan de soutien à l’automobile, conditionné à l’augmentation des salaires. Il y a des choix qui militent pour une nouvelle régulation, mais nous poursuivons une politique libérale, sans remise en cause des heures supplémentaires. Tout le monde est invité à faire des efforts sauf ceux qui bénéficient déjà du bouclier fiscal et qui sont pourtant les seuls qui pourraient être utilement mis à contribution pour relancer l’économie.
Il est frappant aussi de voir que Nicolas Sarkozy demande l’effort de tous. Or, s’il y en a un qui n’est moins légitime que tous les autres pour demander une telle chose, c’est bien lui. Les pays qui sortiront le plus vite de la crise sont ceux qui font confiance en leurs concitoyens. Or, nous avons assisté en 2008 à un recul sans précédent des libertés individuelles et collectives dans notre pays. La France a été rappelée trois fois à l’ordre par la Cour européenne des droits de l’Homme sur les conditions de reconduite des étrangers aux frontières et sur les conditions de détention. Le fichier Edvige, la liberté de la presse menacée, l’audiovisuel public est mis au pas et le président de la République dit qu’il maintient sa volonté de réformer la procédure pénale, quand on sait que le gouvernement a l’intention de d’avancer l’âge de rétention des mineurs à 12 ans. Nous sommes dans un pays où les libertés individuelles et collectives reculent et Nicolas Sarkozy est donc bien mal placé pour demander l’effort de tous.
En conclusion, je voudrais aussi dire que les pays qui s’en sortiront le plus vite sont ceux qui sont rassemblés. Quand on a été le chef de l’État et le patron d’une politique qui passe son temps à dresser les Français les uns contre les autres, à stigmatiser une certaine catégorie de Français, quand on est l’architecte d’une telle politique, on est le moins bien placé pour parler de cohésion sociale. Le président la République s’est livré à un exercice de mots qui ne parviendront plus à masquer pour 2009 le bilan catastrophique de sa politique et son projet régressif pour la société.
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