Qui sommes nous ?

Nous sommes des hommes et des femmes de gauche, adhérents du Parti Socialiste qui avons fait le choix de soutenir le texte : Un Monde d'Avance, au congrès de Reims. Nous sommes présents dans de nombreuses sections et nous réunissons régulièrement afin de réfléchir collectivement à l'avenir du Parti Socialiste dans une période qui est à la fois inquiétante et pleine d'espoir

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Mardi 3 février 2009
Posté par Liêm Hoang Ngoc

Libération.Que vous inspirent les annonces de François Fillon de ce midi ?

Très honnêtement, il n’y a rien de nouveau. Ce n’est qu’une déclinaison de la loi votée il y a quelques jours et de la communication autour du plan que Sarkozy avait annoncé le 6 décembre.

De plus, ce n’est pas un vrai plan de 26 milliards d’euros. La première année, il s’agit de 15 milliards. Et quand on regarde dans les détails, on voit 11 milliards d’avance en trésorerie pour les entreprises (par le biais des remboursements anticipés de TVA) et 2,5 milliards d’avance en trésorerie pour les collectivités locales.

 

Pour vous, ces mesures sont donc inutiles ?

Je ne dis pas que ça sert à rien, mais ces mesures ne font que compenser ce que les banques n’accordent pas sous forme de prêt malgré les aides gouvernementales. Ces 13,5 milliards auraient dû être accordés par les banques.

Et dans le détail des affectations ?

Il n’y a que 4 milliards pour les infrastructures, pas plus de 200 millions pour l’automobile et la prime à la casse ; et les 760 millions de la prime de Noël pour relancer la consommation, c’est peanuts. Le détail des 1.000 points qu’annonce Fillon, c’est du saupoudrage. Il n’y a pas grand-chose pour le logement ; et 360 millions pour la voiture propre, c’est insignifiant...

Que préconisez-vous ?

Je pense qu’un plan de relance doit reposer sur deux jambes : l’investissement et la consommation. Or là, il n’y a même pas une jambe complète. On sait que la consommation est devenue le seul moteur de la croissance ces dernières années en France. C’est la seule mesure immédiate qui serait de nature à enrayer la chute des entreprises, puisque l’essentiel de la dépense se fait sur le marché intérieur. Et que les grandes entreprises n’investissent pas.

Ce plan était aussi l’occasion d’engager le débat sur les minimas sociaux, le Smic et la TVA, mais le gouvernement s’y refuse. Cela aurait aussi supposé un engagement de l’Etat en matière de politique industrielle, secteur dont il s’est désengagé depuis une quinzaine d’années. Notamment sous les Balladur et autre Sarkozy...

Par AGEM - Publié dans : AGEM
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Mardi 27 janvier 2009

Tous les syndicats de l’inspection du travail en sont d’accord :
- la justice est extrêmement laxiste en matière de droit du travail,
- les employeurs qui ne respectent pas le code du travail restent largement impunis.

Trois procès-verbaux sur quatre de l’inspection du travail sont classés sans suite par le Parquet.

Patrons impunis, inspecteurs du travail poursuivis : paradoxalement, ces trois dernières années, ce sont des contrôleurs et inspecteurs du travail qui se sont vu mis en cause dans l’exercice de leurs fonctions alors que Laurence Parisot a affirmé que « la liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail ».

Le dernier en date, c’est Gérard Filoche.

 

L’inspecteur du travail est mis en examen pour un prétendu « chantage » vis-à-vis d’un patron qui refusait la réintégration dans son poste antérieur d’une salariée de retour de congé maternité et qui a demandé trois fois de suite, à l’égard de cette employée, déléguée syndicale, une autorisation de licenciement.

Si c’est du « chantage » que de menacer dans ce cas un employeur d’un PV, alors toute l’inspection du travail fait du « chantage » sans le savoir !

Comment alors que le Parquet débordé, manque de moyens au point de classer la majorité des PV de l’inspection du travail, choisit-il de donner suite à une plainte patronale prétendant de façon invraisemblable que Gérard Filoche fasse « entrave à un Comité d’Entreprise » ?

Nous tenons, en de telles circonstances, à exprimer notre totale solidarité avec Gérard Filoche.

Signez la pétition

Par AGEM - Publié dans : AGEM
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Dimanche 25 janvier 2009
Aujourd'hui c'est dimanche...
Et comme chaque semaine vous pouvez ecouté "la chanson du dimanche : ici
Voici la video du dimanche 18 janvier 2009, une chanson qui raisonne avec la manifestation contre le centre de rétention ! (voir le communiquer ici):


Je vous invite à découvrir ces artistes, drôle et piquant, qui nous livrent toutes les semaines une chanson  sur un sujet d'actualité.


Par Alex - Publié dans : AGEM
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Vendredi 23 janvier 2009

Catégorie Actu, une - Posté le 23 janvier 2009


Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, estime que la crise financière oblige à revoir les principes économiques et sociaux mis en œuvre par son parti au cours des dix dernières années.

À gauche, plus audible dans ses propositions, plus pertinent face à la droite : les objectifs du congrès de Reims sont-ils remplis ? Comment caractérisez-vous désormais la politique du président de la République ?

Benoît Hamon. La politique de Nicolas Sarkozy consiste à rajouter de la crise à la crise puisqu’elle s’attache davantage à affaiblir tous les contre-pouvoirs démocratiques qu’à vouloir répondre aux problèmes économiques et sociaux. Alors qu’on entre dans une période de tensions sociales extrêmement fortes, le gouvernement s’échine à restreindre le champ des libertés dans tous les domaines. C’est le réflexe d’ordre d’une droite classique. Le passage en force au Parlement sur le droit d’amendement illustre sa volonté de museler l’opposition. C’est l’équivalent politique de la restriction du droit de grève par la mise en œuvre du service minimum à l’école ou dans les transports.

La nomination de Brice Hortefeux aux Affaires sociales s’inscrit-elle dans ce tableau ?

Benoît Hamon.Celui qui s’est illustré dans l’arbitraire se voit confier la solidarité ! Mais comme tout procède ou retourne à Nicolas Sarkozy, ce n’est pas un changement de trompette dans l’orchestre qui va changer la musique.

La crise joue-t-elle un rôle dans l’évolution du PS ?

Benoît Hamon. Le congrès s’est déroulé au moment de l’émergence de la crise financière. Cela a conduit à revoir une partie des principes sur lesquels le PS fondait ses orientations économiques et sociales au cours des dix dernières années. Son centre de gravité politique a, à l’évidence, bougé. La tonalité de l’opposition qu’il mène au Parlement l’exprime, tout comme les orientations du plan de relance socialiste. Ce plan a la masse critique pour les montants des investissements qu’il propose (27 milliards d’euros) et l’ampleur du soutien au pouvoir d’achat des ménages qu’il formule (24 milliards d’euros) pour avoir un effet levier sur l’économie française. Ce plan répond à l’urgence économique et sociale, propose aussi l’entrée de l’État dans le capital des banques, qu’il recapitalise, ou la mise en œuvre de pénalités financières dissuasives pour les entreprises tentées par les licenciements boursiers.

La motion de censure annoncée : communication ou bataille de fond ?

Benoît Hamon. Il s’agit à la fois de démontrer la vacuité du plan de relance de la droite et de dénoncer la politique de restrictions des libertés et des droits qui accompagne ces mauvais choix. Quelle est la théorie économique du gouvernement ? Que les riches soient plus riches et qu’ainsi ils jouent le rôle de locomotive de l’économie française. La réalité est tout autre. La locomotive roule peut-être à toute vitesse mais le train « France » est resté en gare. Or, la crise financière convoque partout des réponses en termes de régulation, de redistribution, de retour de l’État, c’est-à-dire le contraire des choix politiques et économiques de Nicolas Sarkozy : lui s’entête et maintient, par exemple, le bouclier fiscal qui profite aux Français les plus fortunés quand, pourtant, la remise en cause de la loi TEPA (paquet fiscal) permettrait de financer une relance du pouvoir d’achat à hauteur de 10 milliards d’euros en 2009. C’est une des propositions des socialistes. C’est une politique que notre motion de censure veut sanctionner. C’est aussi le sens de la mobilisation du 29 janvier.

Lorsque Jean-Christophe Cambadélis, par exemple, dit n’être pas convaincu par la majorité autour de Martine Aubry, n’est-on pas loin de l’apaisement auquel prétend le PS ?

“Crise systémique”

Benoît Hamon. Nous vivons une crise systémique : tous les petits calculs seront balayés par la crise sociale et politique, en particulier les calculs de ceux qui parient sur la division de la gauche et du PS. Je vois deux types de réponse possible face à la crise. Il y a les forces de résistance au changement. Et il y a les passeurs, ceux qui entendent faciliter la transition entre un modèle de développement qui a produit plus d’inégalités que de prospérité, et le monde nouveau qui se dessine. Martine Aubry, tout en étant consciente que ce que nous faisons peut bousculer nombre de certitudes, ou de rentes de situation, y compris politiques, appartient à la famille des « passeurs ». La crédibilité politique n’est pas de raccrocher nos réponses à un monde qui n’existe plus, mais d’anticiper et de préparer les moyens d’une nouvelle redistribution des richesses, d’une nouvelle répartition capital-travail, d’un nouveau mode de développement et d’échanges moins inégalitaire et plus favorable à l’environnement. La crédibilité du PS tient à sa capacité à prendre la mesure de la radicalité de la société française et à lui offrir un débouché politique concret et crédible. Ce qui ne signifie pas, pour le PS, perdre sa culture de gouvernement. Mais la culture de gouvernement doit être d’abord une culture de la transformation sociale et pas le prétexte au conservatisme ou le paravent du renoncement. Le PS est simplement un parti de gauche qui est en train de retrouver sa vraie place dans le débat public.

Quel regard portez-vous sur les recompositions en cours à gauche ?

Benoît Hamon. On observe avec beaucoup d’attention ce qui peut se passer au PCF, ou chez les Verts ou au Parti de la gauche. Tout le monde affirme être pour l’unité de la gauche. Pourtant, certains veulent construire un pôle qui ne se définit principalement que par contradictions avec le PS. C’est l’idée qu’il y aurait deux gauches séparées par un cordon sanitaire quasi infranchissable. Je ne pense pas qu’au sein de la gauche radicale on puisse éternellement prospérer sur le dos de la crise du PS ou du PCF. Cette crise est pour l’essentiel derrière nous. Nous vivons une période de mue. Et le papillon n’est plus très loin de s’extraire de la chrysalide. Martine Aubry plaide d’ailleurs pour que les partis de la gauche, qui ont des objectifs identiques sans prendre toujours le même chemin, puissent être en dialogue plus permanent et avoir des formes d’actions communes plus régulières.

N’y a-t-il pas un lien tactique entre le PS et le Parti de la gauche ?

Benoît Hamon. Tout ce qui divise la gauche l’affaiblit à mes yeux. Le PG s’est créé à partir d’un présupposé qui s’est révélé inexact : un PS optant pour un renversement d’alliances et une orientation sociale-libérale. Quand j’écoute les électeurs de gauche, ils ne réclament pas un parti de plus, ils veulent l’unité de toute la gauche.

À quelques mois des élections européennes, la rupture entre les ouistes et les nonistes est-elle définitivement dépassée ?

Benoît Hamon. L’avenir de la construction de l’Union européenne ne se réduit pas à la question institutionnelle. La seule vertu de la crise est d’abord de montrer que l’on pouvait faire de la politique en Europe en dépit de la lettre du traité. Le pacte de stabilité, jusqu’ici jugé indépassable, a été suspendu. La toute-puissante direction générale de la concurrence s’est inclinée devant la recapitalisation ou la nationalisation des banques. Dans l’Union, il y aura un avant et un après la crise. Le but des élections de juin est de parvenir à la constitution d’une majorité de gauche au Parlement européen.

Pourtant, Martine Aubry s’accroche au Manifesto adopté par le Parti socialiste européen qui ne remet pas en cause le traité de Lisbonne. Cela n’obère-t-il pas les ambitions politiques du PS en France ?

Benoît Hamon. Le Manifesto est un socle commun de départ avec 27 partis européens. À partir de ce socle nous allons décliner des propositions propres à la situation des salariés de notre pays. Nous mènerons campagne contre le bilan de la droite européenne, qui s’est traduit par une vague sans précédent de la libéralisation et de démantèlement des services publics et des droits sociaux. En dépit de la crise, le projet de la droite reste le même. Les élections européennes se joueront sur l’utilité politique de la gauche européenne.

Entretien réalisé par Dominique Bègles

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Mercredi 21 janvier 2009
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